Portrait Emmanuelle Allonneau-Roubertie

portrait-emmanuelle-allonneau-roubertie

N’hésitez pas à faire un don http://www.fondation-epilepsie.fr

Joelle Adrien de la Taille vient d’être nommée Présidente de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance

0d144fd3c8ca58af1a2307f9283d0f5efa90325eJoëlle ADRIEN 

Née le 21 août 1945 à Nhatrang, Vietnam

Nationalité : Française

Mariée – 1 enfant

Directeur de Recherches Emérite à l’Inserm 

Présidente de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance 

Rédactrice en chef de la revue « Médecine du Sommeil » – Elsevier-Masson

Responsable des Ateliers de Gestion du Sommeil à l’Hôtel-Dieu de Paris – Aphp

Coordonnateur du projet hospitalier de recherche clinique: « Programme « self-help » de sevrage d’hypnotiques chez les insomniaques »

Directrice du projet : « Thérapie comportementale et cognitive de l’insomnie par internet« , pour la Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil.

Après une carrière internationale en tant que chercheur en neurobiologie du sommeil au cours de laquelle j’ai publié mes travaux dans des revues scientifiques de haut niveau, je me suis totalement engagée dans l’action thérapeutique et dans l’information du grand public sur les enjeux d’un sommeil de bonne qualité. En effet, le manque de sommeil est une préoccupation majeure de santé publique à plusieurs titres : d’une part, l’insomnie touche un très grand nombre de personnes et les rythmes de sommeil sont de plus en plus malmené par notre mode de vie et, d’autre part, les conséquences du manque de sommeil sur la santé sont avérées: hypertension, obésité, diabète, dépression, burn-out, etc. 

Je m’investis actuellement dans le traitement de l’insomnie par des méthodes naturelles qui permettent, non seulement d’améliorer son sommeil, mais de se sevrer de somnifères. Cette méthode est très efficace et conserve des effets à long terme. Elle me vaut de nombreux témoignages extrêmement encourageants tels que: « vous avez changé ma vie », « vous m’avez sauvé la vie ». 

Le traitement de l’insomnie et l’apprentissage de la gestion de son sommeil représentent un enjeu sociétal de premier plan car le coût socio-économique du mauvais sommeil et de l’insomnie est considérable: absentéisme, maladies induites, consommation de médicaments hypnotiques ou anxiolytiques pour lesquels les français sont les champions. Cependant, ce traitement est encore très peu développé en France, au contraire des autres pays européens et anglo-saxons. C’est pourquoi je m’attache avec toute mon énergie à faire bouger les lignes. Je forme ainsi des médecins et psychologues pour prendre en charge l’insomnie dans de bonnes conditions et je milite pour la cause du sommeil sur tous les fronts: les pouvoirs publics pour faciliter l’accès à cette thérapeutique, à travers des recherches multicentriques sur tout le territoire ; le grand public à travers la Présidence de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, et par des ouvrages comme « Mieux dormir et vaincre l’insomnie » (Larousse, 2014) ; et les mutuelles de santé pour les convaincre que ce traitement est un enjeu d’avenir. 

Formation: Doctorat de Neurosciences

Diplôme de psychologie: Thérapie Comportementale et Cognitive

Carrière 

De1966 à 1969, j’enseigne la Psychophysiologie à la Faculté des Sciences de Lyon, puis la Neurophysiologie à la Faculté de Médecine Pitié-Salpêtrière à Paris.

De 1969 à 1972, j’occupe à New-York un poste de Research Associate à la Faculté de Médecine Albert Einstein. C’est là que je me passionne pour la recherche et, notamment, pour le mystère du sommeil et du rêve chez le nouveau-né.

De retour à Paris en 1973, j’intègre l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale en travaillant dans une des premières équipes fondatrices de l’Inserm, l’Unité n°3, situé à la Pitié-Salpêtrière. J’y dirige une équipe de recherche spécialisée dans l’étude du sommeil du nouveau-né et publie plusieurs articles qui me valent une reconnaissance internationale. Je travaille également en collaboration avec des équipes de néo-natalogie, toute nouvelle discipline, et notamment avec le Pr Alexandre Minkowski à l’Hôpital de Cochin – Port-Royal.

A partir de 1985, ma recherche s’oriente vers l’analyse les liens entre le sommeil et la dépression. Je montre pour la première fois que l’insomnie et la dépression sont le reflet d’un même dysfonctionnement neurobiologique.

Toujours dans le domaine des relations entre sommeil et dépression et face à la surconsommation des somnifères et antidépresseurs en France, je me préoccupe des effets de ces médicaments chez le jeune in utero ou après la naissance. Obtenus sur des animaux de laboratoire, mes résultats indiquent que de tels traitements induisent des troubles du sommeil qui persistent pendant toute la durée de la vie, mais que ces troubles peuvent être évités en ajoutant un composé au traitement. Je continue actuellement ces recherches en étudiant le sommeil d’enfants nés de mères déprimées traitées avec des antidépresseurs, en collaboration avec l’Unité de Sommeil Pédiatrique à l’Hôpital Femme-Mère-Enfant de Lyon.

Enfin, je m’investis depuis 2003 dans le traitement de l’insomnie chronique par une approche comportementale et cognitive. J’ai ainsi mis au point, d’abord au centre médical Wagram de la MGEN puis au Centre du Sommeil et de la Vigilance de l’Hôtel-Dieu de Paris, un protocole de prise en charge de patients insomniaques en groupe pour lequel nous obtenons de très bons résultats thérapeutiques.

Par ailleurs, tout au long de ma carrière de directrice d’une équipe de recherche à la Pitié-Salpêtrière, j’ai formé à la recherche un certain nombre de médecins et jeunes chercheurs en dirigeant de nombreux diplômes d’Université et thèses de doctorat sur le thème du sommeil.

Enfin, j’ai enseigné pendant plus de 30 ans dans les cadres universitaire et post-universitaire des facultés de médecine et de pharmacie, notamment pour le diplôme inter-universitaire « Le sommeil et sa pathologie »

Titres 

Présidente de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance

Rédactrice en Chef de « Médecine du Sommeil » (Elsevier-Masson)

Past-Présidente de la Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil (SFRMS)

Auteur de nombreux articles et revues scientifiques dans des revues internationales, ainsi que de livres grand public, notamment « Mieux dormir et vaincre l’insomnie » (Larousse, Paris) paru en 2014.

Conférences invitées en France et à l’étranger, notamment au Max Planck Institute of Psychiatry, Munich, Allemagne (« Sleep and depression »), l’Université de Montréal, Montréal, Canada (« La symphonie du sommeil »), l’Université de La Sorbonne, Paris (« Le sommeil: une priorité de santé »), Orlando, USA (« Sleep stress and depression »), … etc

Expertise 

Nationale 

– Membre de l’Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires (ACNUSA) Nommée par le Ministre de la Santé …………………………………………………………………………. 2009-2015

– Présidente du Conseil Scientifique, Institut National du Sommeil et de la Vigilance.. 2012-2015

– Expert comité AERES, évaluation Unité de Recherche CNRS, Bordeaux…………….. 2009

– Coordonnatrice du rapport « La recherche sur le sommeil en France »

pour le Ministre de la Santé et des Solidarités……………………………….……………… 2007

– Présidente du Comité d’Evaluation, création Unité de Recherche CNRS, Lyon………. 2005

– Expert pour le Programme Emergence, Région Rhône-Alpes………………………..…. 2001-2003

Internationale 

– Membre du jury d’attribution du « Prix Interbrew-Baillet Latour de la Santé » Bruxelles 2004

– Expert pour la Communauté Européenne, Neurosciences ……………………………… 2001

– Expert pour le « World Wide Project on Sleep and Health »

World Federation of Sleep Research Society and World Health Organisation……….. 1996-2000

– Déléguée à la “WHO Consensus Conference on Insomnia”, Versailles……………….. 1996

Interview de Sylviane Plantelin dans le Parisien Economie

Capture d’écran 2015-10-19 à 09.20.34

Marie Albertini, forte d’ambition dans Women Side

Femme de Droit, Maitre Marie Albertini s’est entretenue avec nous, avec l’authenticité et la force dont nous rêvions. Elle nous a reçu au Cabinet Reed Smith à Paris, au sein duquel elle est associée depuis 2005, date de sa création, tout en animant pour le bureau de Paris le Women’s Initiative Network.

Conviction et passion riment avec une femme d’exception.

Quel parcours avez-vous ? Etait-il prévu ? 
 Je me suis passionnée pour le droit en DEA car j’ai compris son utilité pratique. Et j’ai eu beaucoup de chance car en devenant avocat, j’ai découvert un métier qui continue à me passionner.
Mon parcours a été varié du fait des différentes structures dans lesquelles j’ai travaillé. J’ai commencé dans un cabinet « à l’ancienne », avec un associé unique, un patron, qui m’a recruté en cinq minutes au feeling.
C’était une forte personnalité du barreau qui s’appelait Francois Sarda (ndlr mort en 2005).  Durant cette 1ère expérience de deux ans, ce grand avocat a fait  preuve à la fois de  paternalisme et d’une grande confiance. Pour exemple, au début de ma collaboration, un vendredi soir, il me lance « Marie, il y a une audience aux Assises Lundi, vous y allez ». J’étais terrorisée, n’ayant jamais mis les pieds aux Assises  mais cela ne lui   posait pas problème. Il travaillait surtout avec des femmes et savait leur donner leur chance.
Ensuite j’ai intégré le cabinet Rambaud Martel. Cette nouvelle expérience était très différente car il s’agissait d’un cabinet important sur la place de Paris, à l’esprit  familial, où tous les associés étaient d’anciens collaborateurs qui avaient, pour la plupart, débuté chez Rambaud Martel. 

Avez-vous connu des situations sexistes dans votre métier ? 
J’ai passé quinze ans, dont dix en tant qu’associée, dans une véritable culture Rambaud Martel qui était fantastique sans aucun sexisme conscient. Les femmes accédaient à la fonction d’associée dans les mêmes conditions que les hommes. Nous ne devions pas être loin de la parité !
Je n’ai pas souffert de machisme, mais quelques années plus tard, grâce à Brigitte Grésy avec son
 Petit Traité contre le sexisme ordinaire , je me suis rendue compte que certains comportements n’avaient pas été exempts de sexisme. Quand j’étais collaboratrice ou même jeune associée, un des associés avec lesquels je m’entendais bien m’appelait en plaisantant de petits noms affectueux. Entre nous, en interne, cela pouvait passer mais il lui arrivait aussi de le faire en réunion.
Sur le coup, ça ne me choquait pas. Cela avait encore un côté paternaliste , mais je ne réalisais pas la façon dont cela me positionnait vis-à-vis des clients. Je pense que ce n’était pas volontaire chez lui d’ailleurs. Par contre, il y a une règle que j’ai saisie très vite : ne jamais servir le café. Parce que, lorsque l’on est une jeune associée ou collaboratrice autour de la table, les hommes ont tendance à se tourner vers vous pour ce genre de tâches. 

Cela peut sembler un détail mais ce n’en était pas un.

 » Il y a une règle que j’ai saisie très vite : ne jamais servir le café. « 

Vous gérez maintenant le Women’s Initiative du Cabinet Reed Smith à Paris. Comment ce projet est venu jusqu’à vous ? 
En 2005, j’ai découvert  la culture anglo-saxonne en créant le cabinet Reed Smith à Paris. J’étais la seule femme associée et les Etats-Unis m’ont demandé de diriger le Women’s Initiative. L’associée américaine en charge de ce programme me l’a expliqué et j’ai été immédiatement partante ! J’ai accepté parce qu’au départ je trouvais l’idée intéressante. Aujourd’hui, c’est par conviction et ce depuis dix ans, que je l’anime avec un objectif et une ambition : aider au développement de carrière des femmes.
Nous faisons en interne des réunions. Il existe aussi différents programmes à tous les stades de la collaboration, notamment au moment crucial du congé maternité afin d’accompagner les avocates pour qu’elles ne se laissent pas complétement déconnecter et les aider à leur retour. Nous sensibilisons les jeunes femmes car elles considèrent qu’elles doivent être traitées comme les hommes, ayant fait les mêmes études, et elles ne comprennent pas pourquoi il y aurait un changement dans leur vie professionnelle. Elles sont trop souvent incrédules quand nous  leur expliquons que les obstacles sont nombreux  et qu’il est de leur intérêt de se préparer à les surmonter. C’est  souvent au premier congé maternité qu’elles s’en rendent compte, au moment où elles plafonnent et voient des hommes avec les mêmes compétences et les mêmes parcours progresser plus rapidement qu’elles.
Chez Reed Smith, il y a un réel respect de l’équilibre entre la sphère privée et la sphère professionnelle qui s’applique aussi bien aux femmes qu’aux hommes. Nous voyons ainsi davantage de collaborateurs et d’associés prendre leurs jours de congés paternité.
Nous aidons aussi les femmes à développer leur réseau professionnel. J’organise des réunions autour de femmes qui sont des rôles modèles. Nous avons ainsi reçu, par exemple, Dominique de La Garanderie , alors la première et seule femme à  avoir été bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Paris.
En externe, deux fois par an, nous organisons des événements tournés vers nos clientes et prospects.
Ainsi, j’invite une personnalité à venir parler de son expérience et d’une thématique en relation avec la carrière des femmes. Ce sont toujours des profils très différents. Aussi bien Muriel Mayette lorsqu’elle était la 1er administratrice générale de la Comédie Française, que Véronique Morali (Présidente de Fimalac Développement, fondatrice de l’association Force Femmes et du site Terrafemina), Brigitte Grésy(Inspectrice générale des affaires sociales, spécialiste des questions d’égalité hommes / femmes), et Nicole Notat (ex Secrétaire  générale de la CFDT, fondatrice et Présidente de VIGEO, société d’évaluation des performances RSE des entreprises) qui nous a notamment expliqué comment la parité était prise en compte dans les critères de notation extra financière.
De temps en temps, j’ouvre ces réunions aux hommes, parce qu’ils sont parfois réticents que nous invitions leurs clientes mais je constate qu’ils sont peu à venir ! 

Selon vous, pourquoi les femmes sont-elles l’objet d’un traitement particulier ?
Parce qu’il y a une auto censure, un manque de confiance. L’éducation avec ses stéréotypes y est pour beaucoup. Les femmes ambitieuses seront trop souvent critiquées alors que cette qualité est valorisée chez les  hommes.
Un homme qui aura 50% des compétences requises dira qu’il est l’homme de la situation, alors qu’une femme avec 85% de ces compétences ne sera pas sure d’être la bonne personne.  C’est vrai qu’il y a un double effort à faire de la part des femmes : être performantes et le faire savoir. C’est ce que j’explique aux jeunes collaboratrices : projeter toujours l’image  de celle que vous voulez devenir. Elles doivent prendre leur place sinon personne ne la leur donnera.

 

 » Un homme qui aura 50% des compétences requises dira qu’il est l’homme de la situation, alors qu’une femme avec 85% de ces compétences ne sera pas sure d’etre la bonne personne ».

Avez-vous des modèles de leadership ?
Dans mon parcours, il y a une femme pour laquelle j’ai beaucoup d’admiration et que j’ai connue chez Rambaud Martel, Claudine Maitre Devallon, une avocate en Droit de la Concurrence de très grand talent, extrêmement professionnelle et humaine avec une éthique irréprochable. Elle savait, de plus, préserver avec beaucoup d’intelligence et de finesse  sa vie privée tout en se consacrant pleinement à son métier d’avocat et à son rôle d’associée. Elle a été un exemple. C’est à elle, qui m’a recrutée, que je demandais des conseils.
Avez-vous un proverbe ou une phrase que vous aimez particulièrement citer ? 
Il me vient une phrase qui n’est pas simplement professionnelle et qui parait un peu dure.
« Tout ce qui ne te tue pas,  te rend plus fort ».
C’est en surmontant des épreuves (petites ou grandes) qu’on apprend et qu’on s’améliore.

 

Toute l’actualité du cabinet Reed Smith Paris : http://www.reedsmith.com/fr/eme/paris/

 

Capucine Bertrand 

Juin 2015